JUMP#21 | Palestine

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L’histoire du conflit israélo-palestinien est longue et complexe… Intérêts religieux, économiques, géostratégiques et territoriaux (dont l’accès au pétrole et à l’eau) s’y entremêlent.

Ce conflit est avant tout territorial et politique

Les deux camps ont des souhaits parfois incompatibles sur lesquels ils restent parfois inflexibles. Certains négociateurs ont engrangé des accords de paix en proposant des compromis qui n’ont pas été acceptés par les représentants politiques et/ou les factions armées (ex: Initiative de Genève, 2003). Israéliens et Palestiniens ont en effet beaucoup de mal à définir une stratégie de paix au sein même de leur communauté. Les territoires palestiniens sont divisés entre le Hamas dans la bande de Gaza et le Fatah en Cisjordanie; eux-mêmes parfois en désaccord entre leur section politique et leur section armée. Du côté d’Israël, une frange de la population s’oppose ouvertement à la politique de colonisation.

Si on peut trouver des torts aux deux camps, leurs responsabilités ne peuvent pas être mises sur un même pied d’égalité en raison des moyens armés, des techniques colonialistes et de la main-mise sur la destinée du peuple palestinien dont Israël jouit. Bien plus qu’un conflit, il s’agit d’une oppression unilatérale.

Les nombreux intervenants extérieurs n’ont globalement pas apaisé les tensions. Le soutien inconditionnel des États-Unis (et de divers mouvements sionistes en Europe) apporté à Israël empêche d’émettre à son égard des sanctions à la hauteur du non-respect des droits de l’Homme constaté. Deux exemples interpellants: les États-Unis investiront 38 milliards $ (en armes américaines) entre 2019 et 2028 et le soutien moral du président français actuel et du précédent à Israël. La position géostratégique d’Israël comme allié partageant les valeurs occidentales au Moyen-Orient ne semble pas plus que l’économie pouvoir expliquer le soutien occidental à Israël, vu les tensions que cela suscite avec les autres États du Moyen-Orient. La force d’Israël réside clairement dans sa diaspora et dans le potentiel moral mobilisable dont elle bénéficie. Aucun autre État ne pourrait violer 34 résolutions de l’ONU sans subir la moindre sanction.

Michaël Horevoets, rédacteur en chef
 

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