Tout le monde est passé par là et a sa petite anecdote scolaire à partager. Tout au long du weekend, nous avons eu l’occasion de découvrir les petites histoires de nos camarades : entre celui qui s’est fait coller pour avoir jeté des avions en papier contre le bâtiment de l’école le 13 septembre 2001 et celle qui, stagiaire dans une classe de première secondaire, se fait rabrouer par le directeur pour ne pas être en rang avec ses « condisciples », on imagine bien que ce lieu si anodin a eu un sacré impact sur notre construction en tant qu’être humain.
Bref, après un traditionnel ice-breaker pour chauffer tout le monde en ce vendredi soir, on passe directement aux débats. L’école comme on l’a vécue, celle qu’on rêve, celle qu’on aimerait voir advenir. Voilà de quoi rentrer dans le thème et commencer par une bonne dose d’expression. Suite de la soirée avec de l’expression dans un autre genre. On fait chauffer les pistes de danse gantoises avant de faire chauffer nos méninges le lendemain matin. Un peu de sport ne fait pas de tort, un esprit sain dans un corps sain qu’ils disaient… »
Samedi matin, on passe aux choses sérieuses avec trois ateliers :
- L’école répercute-t-elle les discriminations qu’on retrouve au sein de la société ?
- Pourquoi l’éducation a-t-elle besoin des mouvements étudiants ?
- L’apprentissage des langues est-il un bon outil d’intégration ?
On prend un peu d’air frais l’après-midi. Au programme petite visite de Gand sur le thème des droits de l’enfant. C’est l’occasion pour nous de mieux connaître cette ville et son histoire, vue des jeunes et de se faire un petit rappel sur les droits de l’enfant.
On continue notre réflexion scolaire par un petit exercice. Quel impact a la pédagogie et l’attitude de l’enseignant·e sur la classe, le ressenti des élèves et la production finale de la classe ? Entre le prof autoritaire, hyper fliquant, le prof encourageant, à l’écoute de ses élèves, qui favorise la communication dans le groupe et le prof laxiste qui subit sa journée, balance les consignes sans se préoccuper de la classe jusqu’au « driiiiing » libérateur, on l’a vu il y a de sérieuses différences pour les élèves et le travail accompli durant la période de cours…
C’est tout pour la journée. « Mais oui mais ouiiiiii, l’école est finiiiiie ! » Toute la ville de Gand a eu le plaisir d’écouter nos envolées lyriques sur un terrible karaoké, pas très scolaire.
Dimanche matin, sofagesprek, qu’on ne présente plus. On s’est tous retrouvé·e·s en compagnie de Barbara Trachte, députée à la Fédération Wallonie-Bruxelles et Elke Decruynaere, échevine de Gand, toutes deux en charge de l’enseignement. Ce weekend a autant soulevé de questions que proposé de solutions, que chacun.e a pu partager avec nos représentantes politiques. A nous de créer l’école de nos rêves !